Compte rendu de l'Assemblée Générale 2008
Compte rendu de l’Assemblée générale de la SELF XX qui a eu lieu le 4 octobre 2008 à 14h30 à la Maison de la Recherche de la Sorbonne (28, rue Serpente 75005 Paris)
Présents : Bernard Alazet, Didier Alexandre, Pascale Alexandre, Henri Béhar, Marie-Paule Berranger, Corinne Blanchaud, Arlette Bouloumié, Anne Cousseau, Colette Camelin, Michel Collot, Bruno Curatolo, Marc Dambre, Nathalie Froloff, Alexandre Gefen, Maire-Annick Gervais-Zaninger, Monique Gosselin-Noat, Anne-Yvonne Julien, Emmanuelle Kaës, Hélène Maurel-Indart, Patrick Née, Philippe Le Touzé, André Not, Jean Pierrot, Jacques Poirier, Dominique Rabaté, Alain Schaffner, Régis Tettamanzi, Dominique Viart.
Excusés : Anissa Belhadjin, Jean-Yves Debreuille, Joëlle Pagès-Pindon, Dominique Vaugeois
I Rapport moral et financier :
Alain Schaffner présente le rapport moral et fait circuler le bilan financier communiqué par Jean-Yves Debreuille :
- L’annuaire, qui n’était pas encore prêt lors de notre dernière AG, et qui avait été élaboré avec l’aide technique de l’UMR Ecritures de la modernité de Paris III, a été fabriqué aux Presses Universitaires de Rennes (tirage à 500 exemplaires) et envoyé aux adhérents par Michèle Touret à partir du fichier d’étiquettes existants, incomplet, qu’il a fallu amender et enrichir. Le tirage de l’annuaire a été relativement satisfaisant, même si peuvent y subsister quelques erreurs qu’il faut nous signaler. Nous espérons n’avoir oublié personne. Il faut absolument penser à signaler au secrétariat les changements d’adresse électronique et postale afin que la liste électronique puisse être mise à jour et que l’annuaire puisse être complété lors de sa prochaine édition.
- Le colloque Littérature et Sociologie (Baudorre, Rabaté, Viart) vient de sortir aux Presses Universitaires de Bordeaux.
- Les responsables de la SELF XX se sont réunis deux fois depuis la dernière assemblée une fois en bureau le 20 mars à 17h (à l’UMR Ecritures de la modernité, à Censier) et une fois en CA le 30 mai à 16h00 (à la Maison de la Recherche de la Sorbonne) pour discuter des deux grands projets qui nous animent : le colloque « La littérature Française lue de l’étranger » (11- 12-13 décembre 2008) et la création de la revue pour laquelle plusieurs devis nous ont été présentés,. Pour le colloque, le principe d’un financement conjoint par Paris 3 et Paris 4 a été accepté, et des demandes ont été faites dans ce sens. La Société n’a dans un premier temps pas désiré s’associer directement aux autres sociétés savantes qui protestaient contre la réorganisation des concours de l’enseignement secondaire, d’une part parce qu’elle avait été consultée très tardivement et qu’on nous demandait de signer une lettre déjà écrite par d’autres, d’autre part parce qu’il était difficile de trouver un point d’accord entre les différentes sensibilités que nous sommes censés représenter. Nous continuons néanmoins bien sûr à suivre le dossier de près dans nos différentes universités. Didier Alexandre en dira un mot tout à l’heure.
- Le nombre de cotisants est en baisse : de 324 adhérents à jour de leur cotisation (effet de l’annuaire), nous sommes passés à 188. La question du passage à une cotisation sur l’année civile a été évoquée. Le principe serait d’adresser l’appel à cotisation en même temps que la revue, en début d’année (civile ou universitaire).
- La société continue à organiser tous les ans une demi-journée d’agrégation destinée aux préparateurs, comme celle qui a eu lieu ce matin sur Bernanos sous la direction de Monique Gosselin.
- Dominique Vaugeois continue à s’occuper activement du site internet et sollicite les contributions des membres de la SELF XX pour l’alimenter (annonces de colloques, de publications, articles, etc.)
Le bilan financier, fourni par Jean-Yves Debreuille, est mis au vote et accepté à l’unanimité après avoir été signé par deux membres de l’AG non membres du bureau.
II Débat sur la réforme des concours de l’enseignement et position de la SELF en ce domaine :
Didier Alexandre, président de la SELF, revient sur les circonstances difficiles que traverse l’université actuellement
Didier Alexandre a été reçu par M. Mark Sherringham qui lui a donné des assurances sur la réforme des concours. Le CAPES interviendrait en 5e année de cursus, il faudrait compléter la formation des masters. Le master s’ajouterait ainsi au concours pour aboutir au diplôme du CAPES. Dans les dernières maquettes, une seule épreuve disciplinaire de 5h est prévue. Un nouveau rendez-vous est prévu la semaine prochaine, mercredi 8 octobre avec Delphine Denis, Michel Jarrety ou Pierre Frantz. Il s’agit de préserver nos disciplines de deux manières : D’une part, le contenu disciplinaire doit être au moins de 70% en M1 et de 60% en M2. D’autre part, la didactique doit être essentiellement disciplinaire plutôt que théorique. Le problème de l’épreuve de langue française et de langues étrangères se pose. Le latin et la langue vivante disparaissent des épreuves. L’édifice des licences est menacé. Le scénario le plus pessimiste l’emporte. Le problème se pose aussi en ce qui concerne le concours de professeur des écoles et le PLP12 et PLP2.
Dominique Rabaté remarque que fixer le pourcentage disciplinaire des masters relève de la liberté des universités. Se pose la question du devenir des IUFM. Il y a en effet bataille entre les universités pour récupérer les étudiants. Il considère lui aussi que la didactique soit effectivement disciplinaire. On a un risque de précarisation des emplois d’enseignant, et aucune assurance sur la 3e épreuve. Et la définition d’un éventuel master professionnel métiers de l’enseignement n’est pas claire du tout.
André Not pense qu’on se dirige vers un système à l’espagnole, avec un recrutement sur le mode régional.
Dominique Viart remarque qu’avec la mastérisation des concours, on va vers une disparition programmée du statut de fonctionnaire au profit d’un simple permis d’enseigner : chacun, avec son diplôme, devra essayer de trouver son poste. Le diplôme risque d’être entériné par le marché.
Dominique Rabaté évoque la question des professeurs d’école, celle de l’agrégation qui risque de disparaître à son tour et le problème des PLP bivalence.
Didier Alexandre rappelle la concertation entre les universités parisiennes.
Anne-Yvonne Julien dit qu’à son avis le ministère a besoin d’interlocuteurs et qu’il faut que nous soyons présents dans le débat.
Didier Alexandre rappelle que la mastérisation risque de creuser le fossé entre master recherche et master professionnel.
III Réflexion sur la future revue de la SELF XX :
Didier Alexandre présente la proposition d’un éditeur pour un numéro de 280 p. tiré à 700 exemplaires. Il précise qu’il est bien sûr possible de réduire le nombre de pages et même le tirage. En revanche, la manutention et les expéditions seront assurées par l’éditeur et la revue disponible sur sa plate-forme électronique et payées en frais réels. Nous pourrions obtenir une subvention du CNL pour notre association, ce qui réduirait considérablement les coûts. Toutes les sociétés ont une revue, c’est pour nous un problème de visibilité nationale et internationale.
Henri Béhar suggère qu’on pourrait faire baisser la facture de l’imprimeur en faisant un tirage moins important (après tout nous n’avons que 188 adhérents à jour de leur cotisation).
André Not rappelle qu’il faut payer le distributeur.
Alexandre Gefen signale la migration massive des publications vers des revues électroniques beaucoup plus diffusées que les revues papier (voir Cairn.info).
Didier Alexandre remarque que les revues électroniques ne sont pas encore suffisamment garanties et que beaucoup de collègues voient encore d’un mauvais œil les articles publiés uniquement sur internet. Il y a aussi le problème des actes de colloque, non garantis par des comités de lecture.
Alexandre Gefen déclare qu’en droit, en histoire, en sociologie, des sites comme revues.org travaillent à les accréditer progressivement.
Dominique Rabaté est d’avis qu’il faut tenter l’expérience de la revue et que les sociétaires paieront la cotisation plus volontiers si on leur donne un numéro chaque année. (Faut-il d’ailleurs la passer à 30 euros ?) Ensuite on pourra toujours basculer sur un modèle électronique si nécessaire. Il propose de passer à 500 exemplaires, ce qui semble suffisant pour un début.
Didier Alexandre acquiesce à cette idée d’avancer dans la réalisation du projet et de basculer ensuite vers une diffusion électronique si nécessaire. De toute façon l’éditeur généraliste avec qui nous sommes en relation nous assure une diffusion nationale (y compris numérique) dans des bibliothèques universitaires, et même une visibilité internationale. Ne pas passer par les presses universitaires (nous avons examiné aussi un devis des PU de Saint-Etienne, les Presses Universitaires de Rennes ont réalisé notre annuaire) permettra aussi d’éviter de rattacher la revue à une université en particulier. Il faudra bien sûr se livrer à un bilan au bout de quelques numéros.
Alain Schaffner remarque que nous serons liés par contrat et qu’il faut prévoir une clause qui nous permette de nous dégager facilement, ou ne signer que pour quelques années.
Didier Alexandre propose de prendre modèle sur la convention qui existe déjà pour les Cahiers Claude Simon.
Patrick Née pense que le support papier est indispensable, ne serait-ce que pour préserver la vue de nos adhérents.
Anne-Yvonne Julien suggère de faire des numéros de 200 pages environ pour commencer, et pour réduire les coûts.
Alain Schaffner considère qu’en tout état de cause un numéro ne devrait pas dépasser 250 pages (il faut aussi limiter les frais d’envoi, et Dominique Viart a signalé en bureau qu’au-delà d’un certain poids l’expédition coûte plus cher).
Dominique Viart propose un seul numéro par an, avec deux dossiers : un dossier scientifique et un dossier concernant la scène culturelle, une sorte de débat ou dialogue autour d’un problème théorique qui se pose actuellement. Si l’on adopte cette solution, il faudrait prévoir deux responsables par numéro.
Didier Alexandre propose donc pour la revue :
- Un directeur, soit le président de la société en exercice.
- Un secrétaire de rédaction, qui pourrait être un membre du bureau ou un membre extérieur.
- Un comité de rédaction composé d’une dizaine ou d’une douzaine de personnes.
- Un comité de lecture de 15 ou 20 personnes, où l’on pourrait intégrer de jeunes chercheurs.
Il s’agit d’abord de fixer un cadre. Le bureau proposera au CA des membres et des modalités de désignation des membres des comités qui seront renouvelés régulièrement, ainsi que des noms.
Tout le monde peut naturellement présenter sa candidature.
Alain Schaffner considère qu’il faut lancer deux numéros en même temps.
Jacques Poirier, qui dirige les PU de Dijon, acquiesce et explique que cela permet de respecter la périodicité.
Corinne Blanchaud demande si la revue sera ouverte aux littératures francophones.
Didier Alexandre répond que oui, naturellement.
Bruno Curatolo insiste sur l’importance d’associer au projet des collègues étrangers.
Didier Alexandre met le projet au vote : il est adopté à l’unanimité des membres présents.
La question du titre est ensuite posée. Après une réflexion collective sur la question des bases bibliographiques, le titre : ELF 20- 21 ou ELF XX-XXI est préféré, soit Etudes de Littérature Française des XXe et XXIe siècles. La possibilité d’écrire Littératures Françaises au pluriel est envisagée (pour inclure les littératures francophones). On envisage aussi la possibilité d’ajouter un e à ELF, soit ELFe. L’approbation du titre définitif et du sous-titre est remise à la prochaine AG.
Parmi les propositions de numéros, on retiendra :
- Le champ littéraire/Groupes et revues
- L’aventure/le retour de l’histoire littéraire
- L’autorité littéraire
- Littérature et médias
- Quand finit le XXe siècle ?
- Les générations littéraires
Monique Gosselin s’interroge sur les relations de la revue avec la SELF XX, et du débat qu’il faudrait maintenir avec l’AG.
Dominique Viart considère qu’il faudrait surtout éviter de couper la revue de l’AG de la SELF.
IV Le colloque international de la SELF XX
Dominique Viart, vice-président de la SELF XX, aborde la question du colloque des 11-12-13 décembre 2008 : La littérature française lue de l’étranger : études, recherches et publications, du point de vue de son intérêt scientifique (les modèles théoriques se dissolvent), de l’ouverture et de l’échange avec les collègues, et du point de vue pragmatique pour les doctorants en quête d’emplois post-doctoraux. Une exposition des principales revues étrangères est prévue, ainsi qu’un catalogue de ces revues internationales, édité par la BNF avec les cotes. Dix-neuf intervenants sont attendus en provenance de seize pays. Le financement est partagé entre la SELF XX, le Ministère des Affaires Etrangères (MAE), la BNF (amphis, programmes, voyages, etc.), Paris 3, Paris 4 et diverses universités étrangères.
Bruno Curatolo demande si le catalogue des revues sera mis en ligne. Dominique Viart lui répond qu’on pourra sans doute le faire sur le site de la SELF.
Une discussion autour de la journée d’agrégation montre la volonté de la plupart des participants de maintenir une journée d’agrégation ouverte seulement aux préparateurs afin de pouvoir y discuter en toute tranquillité.
L’Assemblée générale se clôt vers 16h30, elle est suivie d’un Conseil d’Administration.
Ce compte rendu a été approuvé par l’Assemblée Générale de la SELF XX du 3 octobre 2009.